IL EXISTE PARTOUT DES « »VILLENEUVE SUR LOT »  EN PUISSANCE !

arton21058-ea767Pas de quoi se réjouir des résultats du 1er tour de cette élection législative partielle. Le constat est à la hauteur de nos craintes. D’abord une abstention massive. Même si dans ce genre de consultation elle est traditionnellement forte, cette fois-ci elle dépasse les 54 % auxquels il convient d’ajouter les un peu plus de 4,70 % de votes blancs et nuls. La droite extrême et l’extrême droite, de l’UMP et du Front de Haine bénéficiaient dans cette élection d’une rente de situation avec les conséquences que l’on connaît pour les salariés de la politique sociale libérale menée par le duo au pouvoir Hollande/Ayrault. En un peu plus d’une année, ils en ont fait autant sinon plus que Sarkozy en 5 ans, en matière de casse de l’emploi et des droits des salariés (ANI). Sur la retraite, les annonces sont là aussi pires que ce qu’a pu faire la droite même si l’on ne sait pas ce que cette dernière aurait fait si elle avait été réélue en 2012. Que beaucoup soit déçu, en colère et très remonté contre le PS et la gauche en général, à laquelle il assimile aussi le Front de Gauche, il n’y a rien d’étonnant à cela.

Le score du FDG est décevant et bien en dessous de ce que l’on pouvait espérer. Contrairement à ce que beaucoup imaginait, le PS nous entraîne dans sa chute. Et il est à parier qu’il en sera de même aux municipales et européennes à venir. Ceux qui pensaient ou espéraient (dont je suis) que le FDG pourrait profiter du discrédit du PS sous-estimaient la profondeur du fossé qui s’est creusé entre la politique (les politiques) et la société. Car le PS est, aux yeux de la très grande majorité des Français, un parti de gauche, point barre. Vous et moi sommes de gauche. Donc nous sommes « comme le PS ». Alors, à moins de bien faire comprendre que nous ne sommes en rien « comme le PS »… Comment ? D’abord en le faisant savoir et  surtout, en le faisant bien comprendre. A ceux qui se sont réfugiés dans l’abstention ou SURTOUT A NOS électeurs potentiels, mais aussi au PS. De préférence avant qu’il ne soit trop tard. Faire des listes autonomes aux prochaines municipales participent de ce besoin de clarification.

Le score du PS va encore bien au delà de ce qu’il méritait comme sanction. On aura pu rêver qu’il arrive après le FDG. Mais non, il arrive encore à s’en sortir même s’il n’est pas au second tour.

guignol1Arrêtons de nous raconter des histoires : non, le PS ne changera pas. (pour les avoir pratiqué plus de 30 ans comme salarié d’une collectivité, ils sont indécrottables) Et pourquoi changerait-il ? S’il devait changer, ce serait parce qu’il estimerait qu’il n’aurait plus le choix et non pas parce qu’il en aurait envie ou qu’il y croirait qu’une lueur bleutée serait tombée du ciel pour l’envelopper d’un halo de béatitude progressiste. Et si malgré tout, il changeait, ce serait dans sa nature et fidèle à ses manœuvres de changer « juste ce qu’il faut » pour désamorcer la crise de confiance. Il changerait pour une question de survie d’appareil, pour pouvoir encore et encore profiter de la discipline républicaine, du vote utile, de son image de parti de moindre mal, tout en préparant la Nième trahison, donc la Nième déception, donc la Nième fuite des électeurs vers quelque chose de « différent ».

Alors que convient-il de faire pour le second tour de cette élection qui nous sert, malheureusement, un peu de ballon d’essai pour les scrutins à venir  ? Jouer les fausses pleureuses en se morfondant d’avoir un FN au second tour et appeler au rassemblement républicain. Non !

Pesons plus fort encore pour changer le mode scrutin. La proportionnelle à un tour doit être le mode de scrutin universel de toutes les élections. Cela posé, commençons dans l’immédiat par nous débarrasser définitivement de la « discipline républicaine » et du « vote utile » stratégiques. Gagnons la bataille à gauche. La discipline et le vote s’appliqueraient désormais au coup par coup, candidat par candidat, ville par ville, circonscription par circonscription…, en considérant le bilan et les votes de chacun. Qu’avons-nous à perdre ?
C’est sûr, nous aurions dû réagir plus tôt, et plus vigoureusement, mais nous sommes comme celui qui souffre d’une rage de dent et qui ira « demain » chez le dentiste. Hier, c’eut été un plombage. Aujourd’hui, ce sera une couronne. Demain…

boueeAvec un PS posé comme un verrou sur la porte menant à tout véritable changement, nous n’avons que trois options :

1) trouver la clé
2) faire sauter le verrou
3) défoncer la porte.
Il me semble que la première option est définitivement perdue et que nous sommes actuellement très précisément devant la deuxième. Quant à la troisième, que répondre, à part « en attendant le rapport de forces nécessaire » ? D’ailleurs, c’est pas moi qui le dit, c’est l’Histoire. Généralement, elle sait de quoi elle parle, même lorsqu’elle bégaie.

Et dimanche, j’irai à la pêche ! D’autres préfèrent passer le week-end pépère chez « le monarque » du Qatar.

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