Démocratie locale : tout changer pour ne rien changer !

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Il ne peut y avoir de démocratie lorsque le système ne l’est pas lui-même. Alors que l’opposition PG / Front De Gauche a obtenu 15 % des voix lors des dernières municipales, il n’a le droit qu’à quelques mots dans le bulletin municipal. À l’opposé, le groupe majoritaire PS et ses acolytes bénéficient de 99 % des contenus du magazine qu’ils consacrent principalement à de l’information disent-ils, mais qui n’est en réalité que la face cachée d’une réelle communication politique, non assumée.

capture_d_ecran_2015-01-13_a_09.57.59-c7440L’info et la com, c’est un peu comme le Canada dry et l’alcool : cela se ressemble, mais ce n’est pas la même chose. Qu’est-ce que la com ? Cela a quelque chose à voir avec le marketing. Qu’est-ce que l’info ? C’est donner à voir et à comprendre. Pour faire court, on ne peut pas gagner la bataille des idées en faisant de la pub comme on  le fait au PS!

Les commissions municipales ne sont que de simples chambres d’enregistrement. Tous les dossiers, sans exception, sont ficelés à l’avance. Si les élus d’ opposition peuvent émettre des remarques, et ils ne s’en privent pas, leurs prérogatives s’arrêtent là. Le pouvoir ne se partage pas, surtout avec l’opposition qui a eu malheur d’avoir perdu les élections. Non seulement il n’y a pas de débat, mais lorsqu’il existe du fait de la loi ou de l’usage, tout est fait pour le rendre inopérant, sans effet, de façade.

Les conseils de quartiers qui viennent d’être supprimés et dont il se confirme qu’ils ne servaient à pas-grand-chose, les conseils des sages ou des jeunes ne sont que des faire-valoir à usage externe. Ils ont une double vocation, donner bonne conscience aux élus et accessoirement donner l’impression à la population qu’elle serait partie prenante aux décisions municipales. Toutes ces tentatives de rendre les populations amnésiques ou du moins spectatrices silencieuses sont vouées à l’échec. Après vingt années de mandatures sans partage d’un PS disposant de toutes les manettes, le dernier scrutin des municipales sonne comme un aveu d’échec retentissant. 50 % d’abstention et une liste PS, PC, Verts ajoutée à une ribambelle de micros partis n’obtiennent les voix que d’ un petit 25 % des Couëronnais.

cochonsTout le reste n’est là que pour amuser la galerie ou donner des gages à la clientèle électorale de l’équipe municipale en place. On y retrouve principalement les mêmes individus, dans une espèce de méandre d’intérêts croisés, une sorte de clan d’initiés appelé parfois à faire la claque ou coller les affiches.. Le fossé est bien trop grand pour que le citoyen s’en laisse compter par des mesurettes sans contenues qui ne feront que perpétuer la situation actuelle de défiance.  Le clientélisme rime bien souvent avec le copinage, si ce n’est pas plus. On s’en est bien aperçu avec les cadeaux offerts au Maire par la société la Spie. C’est sans doute l’arbre qui cache une forêt encore plus nauséabonde. Tout ce petit monde se renvoie l’ascenseur « social iste » . Les faveurs et les ambitions de pouvoir s’entrecroisent. La somme des intérêts particuliers n’a rien à voir avec celle de l’intérêt général, bien au contraire, elle en est à mille lieues. Mais tant que cela marche pourquoi changer de braquet, on adapte le nombre de tours de pédale à la difficulté, en pensant que le citoyen n’y verrait que du feu.

Après des décennies d’un jeu bien peu orthodoxe ou l’affichage et l’intention servaient de politique ou tout ce petit monde vivait dans une sorte de plénitude en s’imaginant un bonheur éternel, que rien ne viendrait chambouler, tellement ils avaient l’impression d’en tenir toutes les ficelles, le principe de réalité les ramène à un peu plus à la raison. Ils prétendent changer la donne pour, bien évidemment, ne rien changer du tout. D’ailleurs, ils n’en ont ni les moyens ni la volonté. Comment pourrait-il en être autrement ? Sinon, le bel édifice s’écroulerait de lui-même. C’est bien tout le système qui est à bout de souffle, incapable de se renouveler, englué dans des compromissions politiciennes et des intérêts de clans. On le verra, sans doute bientôt, avec la succession qui semble s’annoncer plutôt que prévue.

Même s’ils consentent à reconnaître du bout des lèvres leur échec, les solutions proposées par la municipalité sortante PS ne changeront rien. Il faudrait plus que des mesurettes pour commencer à changer la donne. La confiance du citoyen se gagne par l’honnête, la cohérence, des politiques qui répondent aux besoins. A tort ou à raison nombre d’ élus locaux sont déconsidérés. Trop d’affaires, trop de combines, trop de magouilles, trop de mensonges se sont accumulées. Le fossé est bien trop grand pour que le citoyen s’en laisse compter par des mesurettes sans contenues qui ne ferons que perpétuer la situation actuelle de défiance.

m6r-bouton-widgetOn attend encore la mise en œuvre des quelques solutions susceptibles de rapprocher le citoyen des élus : la proportionnelle, la votation citoyenne et la possibilité de démettre les élus indélicats et corrompus. Le populisme est un moment d’actualisation de la politique qui exprime la crise de la démocratie représentative. Si la « démocratie libérale » gère le conflit à travers la représentation, le moment populiste actualise le conflit. Le moment populiste a pour élément central la reconstruction de l’idée de peuple et il s’exprime par la nécessité d’un processus constituant. »


Tout le reste est du pipeau.

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