Clarification?

arton29115-be235Nous n’en finissons pas avec l’agonie financière, sociale et politique grecque. Il semble bien qu’elles risquent de durer encore quelque temps pour le plus grand profit des requins de la finance qui vont se faire de juteux profits sur le dos de la bête. Le vote par le Parlement hellénique, toutes tendances confondues, la droite, le PS et les 2/3 de Syriza, signe la fin de partie pour l’expérience d’un gouvernement dit de la gauche « radicale » au pouvoir qui s’était fait pourtant élire sur un programme anti austérité et qui vient en fait de renoncer à presque la totalité de ses engagements électoraux. La majorité des députés de Syriza a suivi sans broncher Stipras dans ses renoncements contraints et forcés expliquent-ils. En face, ils étaient 42 députés Syriza, soit 6 de plus qu’à la précédente session du 23 juillet, à s’opposer au projet de “sauvetage” de la Grèce par ses créanciers le vendredi 14 Août, très tôt le matin. Courageusement, ils ont  voté contre ou se sont abstenus de voter ce « mémorandum 3 bis » sauvant l’espoir de millions de Grecs dans le respect de la parole donnée.

Attendons-nous à de futurs rebondissements*. C’est à peu près certain aujourd’hui, le parti Syriza de la gauche radicale, tel qu’il a été, est mort et avec lui sa politique anti austérité qui avait fait espérer bien au-delà de ses rangs et de la Grèce.

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Image extraite site greek crisis Original File Name: 2015082111.jpg

De cette amère expérience, pour laquelle le peuple grec va devoir, à nouveau, se serrer un peu plus la ceinture et faire encore de nombreux sacrifices durant des années sinon des décennies, on peut déjà commencer esquisser quelques enseignements utiles pour la gauche dite radicale en France. Il serait vain de croire que dans une situation similaire dans notre pays, les institutions européennes auraient eu une attitude différente de celles qu’elles viennent d’adopter pour la Grèce, même si la France n’est pas la Grèce et est la seconde économie en Europe comme aime à le dire J-L Mélenchon.

Quoique l’on en dit ou que l’on en pense, il faut bien admettre que l’Allemagne et ses satellites considèrent l’Union européenne comme leur pré-carré comme nous l’a montré les derniers événements auxquels nous venons d’assister. Les conditions édictées par l’Union européennes au fonctionnement de la monnaie unique (et non commune) ne souffrent d’aucun écart. Il y a les traités, il y a les accords, il y  a les engagements, il y a les institutions, il y a le capital financiers qui tous comme un seul homme veillent à ce que l’ordre soit respecté. L’Europe n’est pas l’Europe des peuples et ne le sera jamais tant qu’elle sera sous le joug de la finance malgré tout ce que l’on a bien voulu nous dire ou nous faire croire. L’Europe est une Europe de l’argent qui a failli à tous ses engagements. La politique est souvent l’art du dire et non du faire.Faut-il rappeler qu’elle nous a été faussement vendue en nous faisant croire qu’elle serait havre de paix et du plein-emploi.


arton29048-29ed1Nous n’en n’avions peut-être pas tous certainement conscience, mais la symbolique Europe/Euro n’était qu’un leurre. Consciemment pour les uns, un peu moins pour les autres l’euro-mark s’est dès le début imposé comme incontournable avec toutes les contraintes qui allaient avec. Sans vouloir faire de l’Allemagne un bouc émissaire facile de nos propres désordres économiques et politiques, cette situation a été acceptée sinon encouragées par nos dirigeants actuels et passés, de la droite au PS, par le capital financier, le MEDEF et autres agents de la propagande européiste.


capture20Certains pensent qu’il est encore possible de la changer de l’intérieur la politique de l’Europe comme il serait possible de réorienter l’euro vers le développement économique et la création d’emplois. Il suffirait tout simplement de remettre les peuples en mouvement, c’est-à-dire réussir à faire ce que nous avons échoué à mettre en œuvre depuis plusieurs décennies. Attendre la prise de conscience des peuples pour réorienter l’Europe, faire le choix d’une refondation sociale et démocratique de l’Europe n’a de pas de sens face à l’ordre établi. C’est ce que le PCF semble dire par la voix de son secrétaire général même s’il prend des gants pour le dire si ce n’est des largesses avec la vérité. Ce qui n’est pas étonnant puisque le PCF a bien failli voter à l’Assemblée nationale les termes du mémorandum, de concert avec la droite et le PS. Le PCF est à sa manière européiste militant, ce qui ne participe pas de manière favorable à la construction d’une alliance crédible de la gauche radicale (Mais, le veut-il ? Pas si sûr, puisque sa stratégie est celle d’alliances au second tour avec le PS ) lors des prochaines échéances électorales. La sortie de l’euro n’est même pas envisagée comme élément d’un rapport de force avec la finance, pas plus qu’un plan B cataclysmique selon lui. Il préfère miser sur un rassemblement (nécessaire quelle que soit la solution à venir) hypothétique susceptible de faire bouger les lignes, ce qui nous fait penser aux rails de chemin de fer qui plus elles se rapprochent à l’horizon plus elles s’éloignent du présent. En définitive, des enjeux trop lourds à assumer pour des acteurs collectivement pas à la hauteur de l’Histoire.

Le changement ne peut intervenir que s’il y a rupture dans l’un ou plusieurs des pays, quelle qu’en soit la nature. Laisser croire le contraire est une faute politique comme elle l’est lorsqu’il s’agit d’alliances électoralistes, de la commune à la région, avec des forces sociales libérales qui agissent de concert avec celles de la finance.

  • Démission de Stipras et nouvelles élections
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