Grèce : des miettes et des pleurs

 

 

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De fait, c’est la ligne ordolibérale (la commission européenne) et européisme ( l’euro comme fin en soi) qui vient de remporter les élections en Grèce. La gauche radicale emmenée par la présidente du parlement Zoé Konstantopoulou, qui prônait de ne pas rembourser la dette du pays est laminée avec 2,85 % des voix. Cette gauche qui avait su faire front en allant jusqu’au bout de son engagement ne sera plus représentée au parlement. C’est en ce sens que Tsipras avec plus de 35 % des voix a gagné son pari : éliminer cette gauche-là. Avec près de 40 % abstention dans un pays ou le vote est pourtant obligataire, les Grecs ont décidé bon gré mal gré de rester dans l’euro et les contraintes qui vont avec, c’est-à-dire de l’austérité pour les décennies à venir.

C’est aussi et surtout la victoire de la troïka qui a obtenu ce qu’elle voulait, un blanc-seing pour continuer sa politique de pillage de l’économie grecque. Hollande et les principaux responsables européens ne s’y sont pas trompé puisqu’ils ont tous chaleureusement félicité le vainqueur. Hollande s’est même permis un raccourci saisissant en commentant cette victoire de Syriza comme la défaite de la gauche radicale en France qui n’aurait d’autre alternative que de rallier le camp de l’austérité.

magritte8Le nouveau parlement élu n’aura  qu’un pouvoir celui d’ apposer sa signature sur la totalité des projets de lois fabriqués par la Commission européenne, c’est-à-dire ailleurs qu’en Grèce. De fait, le pays est sous tutelle de l’ordolibéralisme. Les autorités ne sont utiles que pour mettre en œuvre les décisions contenues dans les divers mémorandums qui ce sont succédé. Tout le reste n’est que fumisterie.

On voudrait nous faire croire qu’autant en France qu’en Grèce  les marges de manœuvre pourraient exister, qu’il serait possible de faire une politique de gauche alors que toutes les futures décisions à venir iront dans le sens contraire : privatisation, augmentation de la TVA, réduction des retraites, augmentation des prix, licenciement encore plus facile… C’est un jeu de dupes. La Grèce ne pourra que s’enfoncer un peu plus dans la récession, le chômage de masse, l’austérité renforcée, la misère pour de nombreux salariés et retraités.

La gauche transformatrice sait que rien ne se fera avec le carcan de l’Euro. L’Allemagne veille, le capital aussi.

Tout reste à faire en Grèce comme dans le reste de l’Europe.

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