Fin d’une étape : le FDG

381160_10150579918336282_403666586281_11282117_521481108_nLe FDG était mort et enterré depuis la dernière série d’élections municipales et régionales, notamment, mais pas seulement. Les divergences étaient et sont encore nombreuses et pour le moment insurmontables entre les ex-alliés. Le PCF et Ensemble ont choisi une autre stratégie, une alliance fourre-tout avec certains Verts, qui n’ont d’yeux que pour Hulot ou Cohn-Bendit et la mouvance dite des  frondeurs dont nombre ne se feront pas prier pour retourner au bercail, au moment des investitures de leur parti aux législatives de 2017. Tous croient ou voudraient croire que le PS tel qu’il est devenu, un parti de droite très libéral, (comme le détricotage du code du travail le démontre…), pourrait infléchir sa politique sociale et économique. Il n’en sera rien pour la simple raison que le PS, tel qu’il a existé, est mort avec sa soumission à l’Europe libérale et à l’Allemagne. Un autre PS est né sans que les militants, eux-mêmes, ne s’en rendent encore compte. La primaire telle que l’on veut nous la vendre est à la gauche, ce que le mirage est au désert, un phantasme au mieux, une escroquerie au pire.

Les divergences entre ex-partenaires du FDG sont sérieuses mais pas insolubles. La stratégie du PCF butte toujours entre une forme de radicalité qu’il a dans son discours et la cohérence avec ses actes qu’il n’a pas. C’est ce qui lui a fait perdre, en partie, sa crédibilité. Des approches divergentes subsistent sur le nucléaire, la sortie de l’Euro, les enjeux internationaux, le second tour de la présidentielle. Dernier point de friction et pas des moindres, l’animation de la campagne électorale. Ce n’est pas un problème d’ego comme on voudrait nous le faire croire, mais un problème d’intérêt de parti…

11-04-11-melenchon-laurentQui s’intéresse aux lundis de la gauche organisés par le PCF? Personne ou presque, sinon une frange de militants déboussolés, d’accord sur rien dès que l’on rentre dans le détail du programme ou le nom de l’éventuel candidat. Toutes ces constructions ne sont que des leurres, en attendant la tête de gondole qu’auront décidée les grands-maîtres de la finance : Hollande, Valls, Macron, Sarkozy, Juppé, Le Pen… Ils sont tous interchangeables. Rien d’impossible dans ce monde de brute…

Jean-Luc Mélenchon a pris ses responsabilités. C’est tout à son honneur. Il oblige ce qui reste du FDG à se positionner, sans attendre la fin des palabres qui risquent de s’ éterniser et de se terminer comme ils ont commencé, par un flop retentissant. Il ne peut pas en être autrement. Jean-Luc Mélenchon met un coup de pied salutaire dans la fourmilière du consensus mou. Il met fin à des carambouilles d’initiés et d’entourloupes politiciennes. Imaginons-nous un instant, un Cohn-Bendit soutenir un Laurent et vice et versa?

s1.qwant.com primaire ç gaucge hulotReste aux partisans de la primaire et leurs soutiens peu d’alternatives. Ils n’ont pas vu le coup d’après venir. Seul Jean-Luc Mélenchon a évité, pour le moment, de tomber dans le panneau de Hollande et son clan. La primaire n’aura été qu’un feu de paille pour novices de la politique. Trois alternatives restent aux deux autres composantes de l’ex- Front De Gauche :

– continuer à croire qu’il serait encore possible de fédérer sous un même drapeau ( programme et candidat) ce qui reste comme acteurs de la primaire. Ce scénario est mort-né sauf si le PS l’utilise à son seul profit, en désespoir de cause ;

– La désignation d’une candidature commune au PCF et à Ensemble. C’est risqué, compte tenu des rapports de force et de la personnalité de Mélenchon. Peu probable, mais avec le PCF, on ne sait jamais. Il pourrait y avoir intérêt pour négocier avec le PS un groupe de députés dans le cadre d’une dose de proportionnelle. Il doit avoir en mémoire le score de MG Buffet en 2007 (1,93%) ;

jean_luc_melenchon_2017_jlm2017– Faire contre mauvaise fortune bon cœur avant qu’il ne soit trop tard, en prenant acte de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Reconstruire avec ce qui avait déjà été élaboré en 2012 sur la base du programme l’Humain d’Abord. Ça va tanguer au PCF et beaucoup grincer. Mais, c’est encore jouable.

– Reste un dernier scénario, le retrait de JL Mélenchon. Peu envisageable dans la configuration actuelle, d’autant que les dernières péripéties du vote par les députés de la déchéance de nationalité, l’attitude lamentable des Verts et la disqualification morale de Hollande et son clan donnent raison au Parti de gauche et à Jean-Luc Mélenchon sur leur stratégie.

D’ici 2017, le chemin est fortement miné. Les coups vont pleuvoir de tous les côtés.

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