Condamnons tous les casseurs : le gouvernement et ses nervis

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le mardi 14 juin à Paris. Très certainement, des centaines de milliers battant le pavé de la place d’Italie à l’Esplanade des Invalides ont défilé dans le calme, la bonne humeur et néanmoins une grande fermeté dans le rejet de la loi « Konnerie ». On n’en sera rien ou presque. Nos 7 mercenaires milliardaires qui règnent sur la totalité de notre petit monde médiatique veillant au grain. L’autocensure fait le reste comme la veulerie de nombre de commentateurs. Ils n’y ont rencontré que des casseurs.
20160614_172652Pour avoir vu les dégâts, les nombreuses vitrines brisées, les devantures saccagées et certains bâtiments publics dégradés, il n’est pas un manifestant qui ne condamne pas avec fermeté les agissements des délinquants casseurs, 800 selon la police. Ils méritent tout simplement d’être traités comme tels par la police et la justice. Il n’est pas un manifestant qui ne condamne pas les forces de l’ordre et de répression, pour n’avoir pas su ou voulu empêcher les incidents et les très nombreuses dégradations. Ce laissé faire dessert les manifestants et sert surtout le gouvernement, qui faute de pouvoir faire accepter un recul social supplémentaire par les salariés, tente désespérément, par tous les moyens à sa CkvkE5JWEAAcmpGdisposition, de ternir le mouvement et les organisations syndicales qui animent les luttes depuis presque trois mois maintenant. L’enjeu des prochaines semaines n’est pas de savoir qui remportera la coupe d’Europe de foot, même si l’on souhaite que ce soit la France, mais de savoir comment les générations actuelles et futures pourront concevoir leur devenir social : temps et conditions de travail, salaires et retraites… C’est bien de cela dont il s’agit. Les uns jouent contre le pays et ses salariés (Gouvernement, l’Europe de Merkel, PS, MEDEF, les droites et la CFDT), tous les autres le et les défendent. Ils espèrent et exigent que l’on abandonne le terrain de la lutte. Eh bien c’est NON ! Peine perdue. Le chantage de l’interdiction de manifester ne nous empêchera pas de manifester.

Faute de soutien populaire, face au rejet de la loi Khmori le gouvernement a recours à ses nervis, un jour le MEDEF de Gattaz, un jour, les casseurs, un autre jour l’inénarrable syndicaliste patronal de la CFDT. Toutes ces manœuvres et toutes celles moins visibles par médias interposés ont échoué. Le mouvement est puissant, déterminé et résolu. Nous ne sommes certainement pas à la fin de nos surprises. On se dirige tout droit vers l’interdiction de manifester, même si le gouvernement y met quelques formes, comme viennent de l’annoncer nos adeptes de la démocratie sociale, Hollande, Valls et Cazeneuve. Ce chantage a tout l’air de ressembler à un placebo sur une jambe de bois. Cette stratégie de la tension pourrait s’avérer très contre productive pour le gouvernement. Et ce n’est pas la rencontre de la CGT avec Khomri d’ici la fin de la semaine qui changera quelque chose. Le gouvernement n’a aucune intention d’engager les négociations. Il se pourrait bien que la victime ne soit pas celles que l’on croit.

Ck5kT_OWsAA31NVLe discrédit du gouvernement et du parti fauxsocialiste ne font que s’ agrandir. Les sondages, même s’il faut les prendre avec des pincettes, le confirme. Sarkozy en rajoute en proposant de faire payer les dégâts par la CGT. On aurait pu attendre de ce personnage un peu plus de retenu, lui qui baigne depuis des décennies dans les tripatouillages les plus scabreux. On attend qu’il paie encore sa campagne électorale de 2012 pour laquelle il aurait dû être condamné si notre justice n’était pas, d’abord, au service des puissants et de l’argent.

Les vacances approchent. La lutte va sans doute prendre d’autres chemins. L’intermède estival ne sera pas synonyme d’une suspension des actions contre la loi Khomri. Le pouvoir logos’arqueboute sur son projet. Il fera tout pour ne pas perdre son dernier combat contre les salariés, quitte à se saborder aux prochaines échéances électorales. Pas de crainte pour les élites socialistes, elles seront recasées au MEDEF et la commission européenne dont elles sont les sous-traitants. L’on voit ainsi que l’objectif est bien de satisfaire le capital financier. Les socialistes ont presque totalement terminé leur mue vers le social libéralisme. Par certains aspects, les lois sécuritaires votées à l’initiative de ce gouvernement laissent craindre le pire en matière de démocratie et liberté. Interdire de manifester en serait un autre exemple.

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Une réflexion sur “Condamnons tous les casseurs : le gouvernement et ses nervis

  1. Maryse V juin 16, 2016 / 7:56

    Nous étions ensemble mardi, on a vu, on a été consterné devant ces devantures cassées… Ce n’est pas nous. Manifester OUI casser NON.

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