« Démocrature » de Madame le Maire

Dans sa livraison de juillet Août du magazine municipal, Madame Grelaud Maire PS de Couëron se félicite du résultat de la consultation sur le transfert de l’aéroport à Notre Dame des Landes.

Elle se réjouit de la victoire du OUI, en rappelant à ceux qui l’auraient peut être oublié, que l’expression citoyenne (vote) issue des urnes (tiens donc, il ne s’agissait que d’une consultation et non un référendum contraignant!) étant la règle fondamentale de notre pacte républicain et de notre démocratie, le rideau serait définitivement tombé sur une discorde qui n’avait que trop duré…

Madame Le Maire semble avoir des pertes de mémoire ou ne pas connaître son sujet. Elle pourrait aussi faire preuve de mauvaise foi, ce qui ne serait pas très étonnant venant des socialistes qui depuis plus de quatre années confondent leur gauche de leur droite.

marianne-ivre-88ae5 On pourrait lui rappeler qu’en 2005 il y a eu un référendum sur le projet de traité constitutionnel Européen. Cette consultation légale et contraignante avait vu le NON gagner avec 54,67 % et sur Couëron le NON l’emporter à près de 60 %. Ce qui n’a pas empêché la droite et le PS, copain comme cochon, dans un même élan de faux-semblants, de s’asseoir sur le vote des français, seulement quelques mois après la consultation. Le pacte républicain et la démocratie en prenaient un sacré coup. Ils étaient de facto enterrés. Si l’on ajoute l’amoncellement des lois sécuritaires, la déchéance de nationalité ou le toujours très actif état d’urgence, nous ne sommes pas, tout à fait encore, dans un régime autoritaire contraignant, mais nous ne sommes déjà plus dans un système démocratique et républicain.

On ne peut pas demander aux autres ce que l’on ne respecte pas soi-même. Madame le Maire, gardien des principes républicains, aurait dû le savoir avant de s’avancer de manière aussi péremptoire. Elle oublie aussi que le bien nommé Merkolande, après s’être prononcé pour la renégociation du pacte budgétaire lors de sa campagne électorale, s’était empressé aussitôt élu d’aller rapidos prêter allégeance à Merkel, en mettant son honneur dans sa poche.

Discorde ose la première magistrale de la commune. On croirait un maître qui parle à ses élèves. Non, il ne s’agit certainement pas d’une discorde entre bons amis, mais d’une confrontation politique sérieuse faisant sens, entre ceux qui prônent une fuite en avant productiviste et ceux qui avancent des solutions raisonnées et de bons sens d’aménagement du territoire, sans faire de la rentabilité financière l’alpha et l’oméga absolus du développement économique, au seul profit d’un VINCI. On sait bien que la finance est devenu l’ami des socialistes dont certains en 2017 n’auront pas de mal à se recaser auprès de leurs amis banquiers.

Discorde qui n’avait que trop longtemps duré ? Mais à qui la faute. Aux élites locales essentiellement, Ayrault en tête, mais pas que, les gouvernements, aussi bien de droite que du PS libéral qui, tous de connivence, n’ont cessé de louvoyer durant des décennies. La consultation a été arrachée. Circonscrite au département du 44, elle aurait dû l’être au niveau de la région Bretagne et Pays de Loire, voir plus.

Maladresse ou provocation, on ne peut pas croire qu’il s’agit d’un texte écrit par on ne sait quel apparatchik municipal qui sévit dans les murs de cet hôtel de ville, certains sont là depuis tellement longtemps qu’ils se prennent souvent pour des califes.

Le coup de balai finira bien par arriver, heureusement. La patience est une arme révolutionnaire. Alors, soyons patient…

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