VILLE MARCHANDISE ( le PLUM : Plan Local d’Urbanisme Métropolitain) IVème partie

 

REVENONS-EN À NOS MOUTONS
representation-dun-compartiment-de-metro-avec-differents-niveau-de-frequentationLe Plan d’Aménagement  et de Développement Durable (PADD) déclinaison du national : «un projet métropolitain inscrit dans les orientations du ScoT du pôle métropolitain de Nantes – Saint-Nazaire et élaborant un projet pour consolider ce rôle de pôle métropolitain européen, permettant la poursuite de la dynamique économique et sociale et assurer le développement durable de ce grand territoire».

Le PADD déclinaison de Nantes Métropole P18: « Élargir et conforter la centralité métropolitaine. Le projet d’aménagement à l’horizon 2030 va redessiner totalement la centralité métropolitaine. Ce qui n’était auparavant que le centre-ville nantais devient année après année le centre de la métropole, qui s’élargit de plus en plus ». En clair, tout ou presque pour Nantes en matière d’investissement.

Couëron-Nantes Métropole : «un partenariat « gagnant-gagnant avec un niveau considérable d’investissement de 240 millions par an sur l’agglomération nantaise», (page 26 du programme municipal de 2014 des socialistes et leurs amis ), n’hésitant pas à parler «d’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire». Avec en moyenne par an 400€ par habitant sur l’agglomération (240 millions pour 600 000 habitants), Couëron aurait dû percevoir une dotation annuelle en investissement par an de 400€*20 000 habitants = 8 000 000€. On aimerait bien avoir le détail, non-exhaustif, des investissements sur la commune en 2014 , 2015 et 2016. 24 millions d’euros, cela doit laisser des traces.

Sur Couëron, l’organisation des débats n’a laissé que très peu de marge de manœuvre aux participants. la concertation de la population s’est résumée à un « atelier citoyen » suivi d’une réunion de restitution. Les questionnements étaient strictement bordés dans une sorte de questions/ réponses suggérées. On y retrouve globalement dans le panel (catalogue) des propositions/contributions une grande dose de bon sens qui font naturellement consensus. Nous sommes tous d’accord pour l’amélioration des transports ou l’augmentation de la fréquence des trains ou encore amélioration la circulation dans le bourg ou la rénovation de la gare, l’amélioration de son accessibilité et la réalisation d’un parking au Nord, tout en rénovant celui au Sud à l’abandon. (c’était dans le programme de notre liste). Pourtant, le document de travail du PADD (p 46) ne place pas la gare de Couëron comme Pôle d’échange et de connexion comme le sera celle de Saint Étienne de Montluc (voir document ci dessous), alors que l’on nous promet d’atteindre 67 %

plim  des déplacements par des modes alternatifs (marche, vélo, transports collectifs, co-voiturage, auto-partage) à l’horizon 2030. Nous sommes tous d’accord pour limiter la hauteur des constructions, adapter les logements à toutes les périodes de la vie, accélérer la construction de logements (que l’on pourrait appelé HLN habitation à loyer normal) ou encore refaire revire le centre-ville et construire des crèches (le PS en supprime), maison de retraite ou EPHAD … (engagement du PS dans son programme qui ne verra sans doute pas le jour). Nous sommes encore tous d’accord (sur le principe bien évidemment, sauf à savoir qui paiera) sur l’ouverture de zones d’activité, défendre les services de proximité, fédérer les AMAP… Par contre, on peut être en opposition sur la densification de la ville, surtout lorsque l’on voit ce qui se passe sur Couëron et de ce qu’il ne faudrait pas faire en matière de mobilité à l’exemple de la rue du Docteur Janvier. Tout dépend du comment l’on si prend. Les avis divergent en fonction du côté de la barrière où l’on se situe, propriétaire de son habitation, promoteur, urbaniste ou élus municipaux qui pourraient n’y voir que le « rendement » fiscal. Le risque est également de faire monter le prix du foncier rendant presque impossible l’acquisition par les primo accédents. Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, quelques technocrates, élites et politicien carriéristes ont décidé, les autres n’ont plus qu’à suivre. Quels sont vraiment le poids et la volonté de nos fléchés au sein de l’assemblée de Nantes métropole ? À vrai dire, on n’en sait rien, mais l’on devine, presque rien.

Concernant notre vision de la commune et le rôle Métropolitain, on vous renvoie au programme élaboré par la liste soutenue par le Parti de Gauche/FDG aux municipales de 2014: « Couëron A Gauche Autrement ». Lien

On pourrait parfois s’étonner d’une certaine crédulité dans les suggestions : déplacement à vélo, mais pas au dépens du vélo ou développer les pistes cyclables ou encore appuyer la création de fédérations de producteurs locaux !!!…
On peut surtout s’étonner d’un certain nombre d’omissions ou d’ absences révélatrices. La dynamique économique n’y paraît que sous l ‘angle de zones industrielles, de l’artisanat ou l’agriculture. Le maintien de l’outil industriel n’y est pas abordé, pas plus que les services publics pourtant éléments structurant, souvent principal intégrateur social et culturel dans nos communes (Mairie, Crèches, Écoles, Stades, Centre de Loisirs…). On nous dira que ce n’est pas le sujet, pour autant, il n’est pas de conseils municipaux ou la majorité fanfaronne sur les créations d’emplois et la création d’entreprises. Les mêmes oublient à chaque fois de nous donner l’équivalence en nombre de suppressions. Au vu des statistiques, même truquées, le bilan est loin d’être flatteur pour les élus PS. 60 000 emplois clament-ils fièrement d’ici 2030, mais bien plus de suppressions certainement, le double sans doute. La loi Komhri est passée par là. Les portes sont grandement ouvertes pour le licenciement, pour l’embauche, on verra. Mais là, chut !
On peut enfin s’étonner qu’un dossier aussi important qui engage « les citoyens associés » sur une longue période ne fasse pas l’objet d’une consultation démocratique. Après tout, il n’y aurait rien d’anormal puisque la majorité municipale actuellement élue et les représentants fléchés de Nantes Métropole n’ont de mandat que jusqu’en 2020, alors qu’ils nous engagent jusqu’en 2030.

blog278_dessinraviCONCLUSION PROVISOIRE

Conçu comme levier de la mise en concurrence des territoires, le PADD n’est que la transcription des directives nationales et européennes des orientations libérales en matière d’aménagement du territoire. L’objectif étant de mettre à la disposition du capital les territoires et ressources dans une logique de l’offre et la demande. Le citoyen et le service public n’étant que la variable d’ajustement.

Au débat démocratique librement consenti par les collectivités territoriales, on lui a substitué des artifices technocratiques destinés à donner l’illusion d’une consultation appelée « citoyenne », alors qu’il n’en est rien comme nous l’avons rappelé plus haut. Les collectivités sont, de facto, mises sous la tutelle de l’entité centre, c’est-à-dire Nantes. Pour le PLUm il, est tout juste suggéré de fournir à l’élite locale le poids des chaînes. Et pour ceux qui n’auraient pas très bien compris la finalité de la démarche, il est rappelé à toutes fins utiles, à l’éventuel contributeur, qu’il s’agit d’organiser la métropole rapprochée en développant une métropole compacte, mixte et active, c’est-à-dire mettre le plus de gens possible dans le moins d’espace possible. On en a un bel exemple rue du Docteur Janvier à Couëron, et de ce que pourrait être la notion d’ espace compact.

La mondialisation libérale n’a pas aboli la géographie, ni les atouts que procure le contrôle de l’espace, ses richesses naturelles, sa profondeur qui lui donne le temps de s’adapter ou dessin-impots-locaux-385b1de résister, sa résilience. Qui tient le territoire tient la distance. (et les électeurs)

Au-delà des apparences, rappelons que le capital, en tendance, ne crée plus de richesse, il accapare. D’où le besoin d’un discours idéologique sur les « coûts du service public », et de la dette publique générée, qui en seraient la cause. De fait, la solution est simple, réduire les « dépenses publiques », en transformant les services publics en « services au public », c’est-à-dire en « services marchands », payables en carte bleue et non plus en impôts, inutiles et coûteux… Une fois le mal, dénoncé la solution est évidente, il s’agit de donner au marché le soin de gérer les « services à la population » et c’est ce qui se passe sur Couëron.

C’est la construction de la ville marchandise. Et pour cela, le PS et ses alliés couëronnais tentent de nous « Plum er » comme de la volaille.

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