Chiche ! Un candidat du PCF à la présidentielle 2017 (6)

http_o-aolcdn-com_hss_storage_midas_6ebeb29c16d3c8419c9c67274203c953_204463521_melenchonlogophifi-pngDépité, le secrétaire départemental du PCF relevait Presse-Océan du samedi 29 octobre. Ce dernier déplorait la quasi-absence de relations avec son homologue du PS, Fabrice Roussel. Pourtant, on connaît la verve de celui-ci, lorsqu’il s’agit de manier le verbe dans les 24 conseils municipaux respectifs de la Communauté Urbaine Nantaise. On se demande bien ce que le PCF a ainsi à courir après le PS ? On le devine, les petits arrangement sont monnaies courantes comme les retours entre bons amis de la gouvernance locale. Rien d’anormal, rien à y redire puisque le PCF, dans sa majorité, roule pour le PS depuis des décennies, sans que les militants n’y trouvent rien, ou presque, à y redire. Si l’on s’affronte parfois pour montrer sa différence, c’est toujours dans un bon esprit, une camaraderie qui s’apparente plus à la connivence qu’à un débat politique. Sur le fond et la forme, ils gèrent ensemble. Les différences ne se font qu’à la marge et toujours en terme d’affichage. Chacun est raisonnable, pourvu qu’il garde son pré-carré. Au final, ils s’entendront toujours, comme le ferait un vieux couple aigri, certes, mais se retrouvant toujours au moment de partager le gâteau.

Le PCF s’inquiète de voir dans quel état se trouve le PS (libéral), ne sachant plus à quel sein/saint se vouer. Le téléphone pleure. Seuls répondent, à la belle éplorée, La Maire de Nantes, ou le Président du Département, selon Presse-Océan, qui semblent entendre et partager les suppliques atterrées de leurs partenaires, face à une rouste électorale qui s’annonce. La Présidentielle n’est pas la problème du PCF. Il ne s’intéresse qu’ uniquement aux législatives, en espérant garder ses 8 ou 9 députés. Il est donc prêt à toutes les manœuvres, ce qu’il fait toute honte bue, d’ailleurs. Seulement, il y a un hic, même de ce qui reste de son électorat ne le suit plus. Soutenir Hollande, non, il est grillé et trop crasse, reste encore un sauveur suprême Montebourg, pour qui le PCF à les yeux de Chimène, croit encore possible qu’il remporte la primaire du PS. Quoique la maison brûle de toute part, au PS comme au PCF, rien n’est encore tranché.

Déclin-du-PCFCôté PCF 44, ses responsables, ses élus, les apparatchiks, ses chargés de mission, qui sont au cœur de la procédure décisionnelle, sont aux abois. On peut le voir avec la tribune, ci-jointe reproduite, parue dans le journal l’humanité quotidienne et leur prise de position contre Jean-Luc Mélenchon, dans des termes les disqualifiant et avec des propos très clivant. A vrai dire, écœurés ou dépités, les militants sont déjà très nombreux à avoir quitté ce parti, depuis des années, non sans regret et rejoint pour un certain nombre les Insoumis et la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Extraits de la tribune et signataires du 44.

« La conférence nationale (du 5 novembre prochain qui pourrait décider de ne rien décider) doit réaffirmer notre stratégie de rassemblement. Mais elle doit aussi aller de l’avant et faire un choix : pensons-nous, comme le défendent quelques camarades, (plusieurs milliers ont quand même rejoint les Insoumis) que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon et à sa conception étriquée* du rassemblement est maintenant la seule solution possible ? Ou bien choisissons-nous de proposer une candidature issue de nos rangs pour porter nos propositions, poursuivre jusqu’au bout nos efforts de rassemblement, retirant le cas échéant notre candidat pour une candidature commune ? Les communistes doivent pouvoir, sans tarder, se prononcer et choisir l’une de ces deux options. Il n’y a pas de solution idéale. Mais la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’est plus, aujourd’hui, une candidature de rassemblement. Le « populisme de gauche* » n’apporte pas de solutions réelles à la crise. Un ralliement par défaut à cette candidature risque de démobiliser durablement les militants, avec des conséquences importantes sur nos campagnes, sur nos résultats aux législatives et sur nos capacités à mener les batailles dont notre peuple aura besoin dans les années à venir. »

Signataires du 44:

Gilles Bontemps (Loire-Atlantique), Yannick Cheneau (Loire-Atlantique), Philippe Denis (Loire-Atlantique), Jean-Claude Salomon (Loire-Atlantique), Rémi Troadec (Loire-Atlantique)…

Sauf que cela ne marche pas comme ça, s’ils veulent « ces camarades » une candidature du PCF, elle doit aller jusqu’au bout. Il n’y aura pas de retour possible, ni à la présidentielle, ni aux législatives qui suivront. Il s’agit d’une question de cohérence, de clarté et d’honnêté, à l’égard de tout à chacun.

Il faut savoir assumer ses choix. 

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